Questions fréquentes

Qu’est-ce qu’un naturopathe avec diplôme fédéral en Suisse ?

C’est un naturopathe qui a réussi un examen d’État en Médecine Traditionnelle Européenne (MTE), dont le diplôme est reconnu par le Secrétariat d’État à la Formation, à la Recherche et à l’Innovation (SEFRI).

À travers la création de l’examen professionnel supérieur de naturopathe, nous avons atteint une étape qui fera date, que nous attendions depuis longtemps et qui a exigé beaucoup de travail. À l’échelle européenne, cet examen a un caractère pilote et exemplaire.

Celle ou celui qui réussit l’examen professionnel supérieur (EPS) obtient un diplôme fédéral et est ainsi qualifié pour diriger de façon indépendante un cabinet ou assumer des postes qui requièrent des connaissances approfondies du domaine en question. Dans le domaine de la santé, il est possible de passer divers examens professionnels supérieurs parallèlement aux formations dispensées par les écoles supérieures spécialisées et universitaires.

Les différentes conditions d’admission sont définies dans des règlements.

Autres sources d’information

  • Secrétariat d’État à la formation, à la recherche et à l’innovation (SEFRI), sous Liste des professions
  • Organisation du monde du travail OrTra MA
  • Votre association professionnelle
  • Les prestataires de formation

Quels sont les diplômes et les affiliations de Fabienne Grossrieder ?

  • Diplôme fédéral en médecine naturelle traditionnelle européenne (MTE)
  • Membre de l’ASCA
  • Membre de MTE

Quelle est la différence entre naturopathie et médecine conventionnelle ?

La différence principale tient à la manière de concevoir la santé, de poser un diagnostic et de traiter les problèmes de santé.

Élément Naturopathie Médecine conventionnelle
Approche Globale : cherche à prendre en compte l’ensemble de la personne et son mode de vie Médicale : s’appuie sur le diagnostic d’une maladie ou d’un trouble et sur les connaissances biomédicales
Prévention Très importante : alimentation, sommeil, activité physique, gestion du stress, hygiène de vie Également importante : vaccination, dépistage, prévention des facteurs de risque, conseils d’hygiène de vie
Diagnostic Selon les pratiques, utilise notamment l’anamnèse et diverses méthodes propres à la naturopathie Examens cliniques, analyses biologiques, imagerie et autres méthodes diagnostiques validées
Traitements Principalement mesures d’hygiène de vie, alimentation, plantes ou autres approches naturelles, selon le praticien Médicaments, chirurgie, physiothérapie, dispositifs médicaux et autres traitements dont l’efficacité et la sécurité sont évaluées scientifiquement
Maladies aiguës ou graves Ne devrait pas remplacer une prise en charge médicale lorsqu’elle est nécessaire Prise en charge des maladies aiguës, chroniques, graves ou urgentes
Vision du patient Tendance à considérer la personne dans sa globalité et à rechercher les facteurs pouvant contribuer à un déséquilibre Approche également globale dans de nombreux domaines, mais structurée autour de la médecine fondée sur les preuves et du diagnostic médical

Une nuance importante

Il ne faut pas opposer systématiquement les deux approches. La prévention, l’alimentation, l’activité physique, le sommeil et la gestion du stress font aussi partie de la médecine conventionnelle moderne. La différence porte surtout sur les méthodes utilisées et le niveau de preuves scientifiques disponibles pour les différentes interventions.

La médecine conventionnelle dispose d’un cadre scientifique peRMEttant d’évaluer les traitements selon leur efficacité, leurs risques et leurs bénéfices. En naturopathie, certaines recommandations peuvent être parfaitement compatibles avec les connaissances médicales — par exemple une alimentation équilibrée ou une activité physique régulière — tandis que d’autres pratiques ou produits ont des preuves d’efficacité limitées, variables ou insuffisantes.

En résumé

La naturopathie met généralement l’accent sur la prévention et l’hygiène de vie dans une approche globale ; la médecine conventionnelle s’appuie sur le diagnostic médical et sur des traitements évalués scientifiquement, tout en intégrant elle aussi largement la prévention et le mode de vie.

La naturopathie remplace-t-elle une consultation médicale ?

Tout dépend du symptôme, de la chronicité, de la gravité, de l’urgence…

Tout ce qui est grave et urgent : non, la naturopathie ne remplace pas une consultation médicale, particulièrement lorsqu’il existe des symptômes persistants, importants ou inhabituels ou une situation urgente.

La naturopathie peut éventuellement être utilisée en complément d’un suivi médical, notamment pour travailler sur certains aspects du mode de vie : alimentation, sommeil, activité physique, gestion du stress, etc.

Il est également important que le naturopathe ne pose pas de diagnostic médical à la place du médecin et n’incite pas une personne à interrompre un traitement prescrit sans avis médical.

Pour certaines pathologies chroniques, la naturopathie a de nombreux outils pour aider et travailler sur ces problèmes physiques, comme, par exemple, les allergies, les troubles digestifs, les maux de tête et migraines, les douleurs musculaires, les troubles de la ménopause, etc.

On peut donc résumer ainsi : naturopathie et médecine conventionnelle peuvent être complémentaires, mais elles n’ont pas le même rôle ni le même cadre de prise en charge.

Comment se déroule la première consultation ?

La première consultation comprend une anamnèse, un bilan de l’hygiène de vie et de l’alimentation.

Combien de temps dure une consultation ?

En général, une heure.

Quel est le tarif ?

132.– CHF/h.

La consultation est-elle remboursée par l’assurance complémentaire ?

Si vous possédez une assurance complémentaire pour les médecines complémentaires, oui.

Dans le doute, contactez votre assurance pour en avoir confirmation en indiquant mon nom comme naturopathe que vous souhaitez consulter.

Les conditions de remboursement dépendent de votre assurance complémentaire, de votre contrat et de la méthode pratiquée.

Que signifient ASCA et RME ?

ASCA signifie Fondation suisse pour les médecines complémentaires.

RME signifie Registre de Médecine Empirique.

Ce sont deux organismes privés qui attribuent un label de qualité à des thérapeutes en médecine complémentaire. Ils vérifient notamment la formation suivie, la formation continue et le respect de certaines exigences professionnelles. Un thérapeute peut être reconnu par l’un, l’autre ou les deux organismes.

Pour la patientèle, ces labels sont surtout utiles lors d’une demande de remboursement auprès d’une assurance complémentaire : de nombreux assureurs s’y réfèrent pour déterminer si une prestation peut être prise en charge.

Cela ne constitue toutefois pas une garantie de remboursement. Celui-ci dépend du contrat d’assurance, de la méthode pratiquée, du thérapeute et des limites prévues par la police. Il est donc préférable de demander confirmation à son assureur avant la première consultation.

Ces labels ne remplacent ni un diplôme fédéral ni une autorisation cantonale.

Quels troubles peuvent conduire à consulter ?

On peut consulter un naturopathe pour des troubles fonctionnels, des problématiques liées au mode de vie ou dans une démarche de prévention, à condition de ne pas remplacer une évaluation médicale lorsque celle-ci est nécessaire.

Par exemple :

  • Troubles digestifs
    • Ballonnements, digestion difficile, constipation occasionnelle, inconfort digestif.
  • Fatigue et baisse de vitalité
    • Fatigue passagère, difficultés de récupération, manque d’énergie.
  • Troubles du sommeil
    • Difficultés d’endormissement ou sommeil de mauvaise qualité.
  • Stress et tensions
    • Stress quotidien, surcharge, difficultés à se détendre.
  • Troubles liés à l’alimentation
    • Alimentation déséquilibrée, accompagnement lors d’un changement alimentaire.
  • Gestion du poids
    • Accompagnement dans une démarche globale associant alimentation et hygiène de vie.
  • Prévention et hygiène de vie
    • Alimentation, activité physique, sommeil et équilibre général.
  • Accompagnement complémentaire de certaines maladies chroniques
    • En coordination avec le suivi médical.

Ce qu’il faut retenir

Le naturopathe peut intervenir dans une démarche d’accompagnement et de prévention, mais certains symptômes nécessitent d’abord une consultation médicale : douleur importante ou inhabituelle, perte de poids inexpliquée, saignement, fièvre persistante, difficulté respiratoire, symptômes neurologiques ou tout symptôme nouveau et préoccupant.

La naturopathie peut donc accompagner une personne dans sa santé globale, mais elle ne doit pas retarder le diagnostic ou le traitement d’une maladie qui nécessite une prise en charge médicale.

Quelles sont les limites de la naturopathie ?

Les principales limites de la naturopathie sont liées au fait qu’elle ne remplace pas le diagnostic et les traitements médicaux, et que les preuves scientifiques sont variables selon les pratiques proposées.

Les principales limites

  • Elle ne remplace pas un médecin
    • Certains symptômes peuvent être le signe d’une maladie nécessitant un diagnostic ou un traitement médical.
  • Toutes les méthodes naturopathiques n’ont pas le même niveau de preuves scientifiques
    • Certaines recommandations sont bien établies, tandis que d’autres reposent sur des données limitées ou controversées.
  • Elle ne convient pas à toutes les situations
    • En cas d’urgence, de maladie aiguë grave ou de pathologie nécessitant un traitement spécifique, une prise en charge médicale est indispensable.
  • Les produits naturels ne sont pas nécessairement sans risques
    • Certaines plantes, huiles essentielles ou compléments alimentaires peuvent provoquer des effets indésirables ou interagir avec des médicaments.
  • Risque de retard de diagnostic
    • Il serait problématique de traiter uniquement les symptômes par des méthodes naturelles alors qu’une maladie sous-jacente nécessite une investigation médicale.
  • Les résultats peuvent varier d’une personne à l’autre
    • Et certaines améliorations peuvent également être liées à des changements d’hygiène de vie plutôt qu’à une méthode naturopathique spécifique.

En résumé

La naturopathie peut avoir une place dans la prévention et l’accompagnement de la santé, notamment autour de l’hygiène de vie, mais elle doit connaitre ses limites et travailler en complémentarité avec la médecine conventionnelle lorsque cela est nécessaire.

Une bonne pratique consiste à orienter le patient vers un médecin lorsque les symptômes dépassent le champ de compétence du naturopathe ou nécessitent un diagnostic médical.

Peut-on consulter en prenant déjà des médicaments ?

Oui, il est possible de consulter un naturopathe tout en prenant des médicaments.

Toutefois, certaines précautions sont importantes.

  • Ne jamais arrêter ou modifier un médicament prescrit sans l’avis du médecin ou du pharmacien.
  • InfoRMEr le naturopathe de tous les médicaments, compléments alimentaires et produits naturels utilisés.
  • Certaines plantes ou certains compléments peuvent interagir avec des médicaments et modifier leur efficacité ou augmenter leurs effets indésirables.
  • En cas de traitement important ou de maladie chronique, il est préférable que le naturopathe travaille en complément du suivi médical.
  • Si le naturopathe envisage une plante, un complément ou un changement alimentaire susceptible d’avoir une influence sur le traitement, un avis médical ou pharmaceutique peut être nécessaire.

En résumé

Oui, la naturopathie peut accompagner une personne sous traitement médical, mais elle ne doit pas se substituer au traitement prescrit. Une bonne communication entre le patient, le médecin, le pharmacien et le naturopathe peRMEt de limiter les risques et d’assurer une prise en charge cohérente.

Les plantes peuvent-elles interagir avec des médicaments ?

Oui. Les plantes médicinales peuvent interagir avec des médicaments, parfois de manière importante. « Naturel » ne signifie donc pas nécessairement « sans risque ».

Comment une interaction peut-elle se produire ?

Une plante peut :

  • augmenter l’effet d’un médicament, et donc potentiellement ses effets indésirables ;
  • diminuer son efficacité**, en modifiant son absorption ou son élimination ;
  • augmenter le risque de saignement**, notamment avec certains traitements anticoagulants ou antiagrégants ;
  • influencer la tension artérielle, la glycémie ou le rythme cardiaque ;
  • modifier l’action de certains médicaments au niveau du foie, qui participe à leur métabolisme.

Quelques exemples connus

  • Millepertuis
    • Il peut réduire l’efficacité de nombreux médicaments, notamment certains contraceptifs, anticoagulants et médicaments utilisés après une transplantation.
  • Ginkgo
    • Peut augmenter le risque de saignement avec certains traitements.
  • Réglisse
    • Une consommation importante peut notamment influencer la tension artérielle et le potassium.
  • Pamplemousse
    • Ce n’est pas une plante médicinale à proprement parler, mais il peut modifier l’action de certains médicaments.

La bonne attitude

Avant de prendre une plante ou un complément alimentaire, surtout lorsqu’on suit déjà un traitement, il est préférable de demander conseil à un médecin ou à un pharmacien et de signaler tous les produits utilisés au naturopathe.

Une plante médicinale peut être active pharmacologiquement et donc avoir des effets bénéfiques, mais aussi des effets indésirables ou des interactions. C’est pourquoi elle doit être utilisée avec le même sérieux qu’un autre produit de santé.

Où se trouve le cabinet ?

Le cabinet est à Romanel-sur-Lausanne.

D’où vient le nom CNL ?

Le CNL a été fondé dans la capitale vaudoise d’où il tire son nom de Centre de Naturopathie Lausanne, nom qu’il a conservé après son déménagement à Romanel-sur-Lausanne.

Comment prendre rendez-vous avec Fabienne Grossrieder ?

Par téléphone, SMS ou WhatsApp, au 078 822 48 38.